RELIRE RELIER

RELIRE RELIER

Catherine Lalonde

Performance longue durée, poésie

15 février, 10h à 17h


Tout public
7h

La Maison de la littérature
40 Rue Saint-Stanislas
Québec, QC
G1R 4H1

Gratuit, sans réservation

Une coprésentation avec La Maison de la littérature

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« La poète et performeuse Catherine Lalonde ouvre grand la bouche et avale tout, du premier mot à la dernière phrase, de Jeux de brume (1991) à Trous (2024). Des microbulles de salive s’échappent, un écho s’ajoute au souffle, et la langue – expansible, extinguible – claque. À la fois banquet d’écriture, mise à nu et mise à feu, Relire relier délivre les heures de l’écriture en un acte de parole attablé. La voix et la bouche élastiques se font le témoin du papier: carnets de poèmes, contrats d’édition, dessins et tapuscrits, la somme gît pêle-mêle sur un plan de travail à l’ombre des pages tournées. L’autrice note les allers et venues des convives, elle leur verse le thé, puis retire peut-être ses souliers, ses chaussettes : le cœur bat librement. La gestuelle naturelle contamine les mains, les doigts, parfois les pieds. Le mot devient la seule unité de mesure; matière promise à un tel exploit ». Annie Lafleur

Relire relier a été créé en 2016, à la Galerie Leonard et Bina Ellen de l’université Concordia, à l’invitation de Sophie Bélair-Clément et de Marie Claire Forté et dans le cadre de leur exposition I’d rather something ambiguous. Mais précis à la fois.

 »Poet and performer Catherine Lalonde opens her mouth wide and swallows everything, from the first word to the last sentence, from Jeux de brume (1991) to Trous (2024). Microbubbles of saliva escape, an echo is added to the breath, and the tongue—expandable, extinguishable—clicks. At once a banquet of writing, laid bare and set ablaze, Relire relier delivers the hours of writing in an act of speech at the table. The elastic voice and mouth bear witness to the paper: notebooks of poems, publishing contracts, drawings, and typescripts, the sum lies jumbled on a work surface in the shadow of turned pages. The author notes the comings and goings of the guests, pours them tea, then perhaps removes her shoes and socks: her heart beats freely. Natural gestures infect her hands, fingers, and sometimes feet. Words become the only unit of measurement; material destined for such a feat. » Annie Lafleur

Catherine Lalonde

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Catherine Lalonde est née en 1974 et vit à Montréal. Venue de la danse contemporaine, elle a fait comme poète paraître au Quartanier Trous (2024), La dévoration des fées (prix Alain-Grandbois 2018; finaliste au Grand Prix du livre de Montréal et aux Prix littéraires du Gouverneur général), ainsi que les rééditions de Cassandre (2019) et Corps étranger (2020, prix Émile-Nelligan 2008), publiés à l’origine chez Québec Amérique, en 2005 et 2008. Elle est journaliste au Devoir.

Catherine Lalonde was born in 1974 and lives in Montreal. Coming from a background in contemporary dance, she has published the poetry collections Trous (2024) and La dévoration des fées (Alain-Grandbois Prize 2018; finalist for the Grand Prix du livre de Montréal and the Governor General’s Literary Awards), as well as the reissues of Cassandre (2019) and Corps étranger (2020, Émile-Nelligan Prize 2008), originally published by Québec Amérique in 2005 and 2008. She is a journalist at Le Devoir.

Crédits

FR

Marie Claire Forté et Stéphane Robitaille : soutien artistique
Merci à Sophie Bélair Clément, MC et Marie-Hélène Leblanc.

EN

Marie Claire Forté and Stéphane Robitaille: artistic support
Thanks to Sophie Bélair Clément, MC, and Marie-Hélène Leblanc.

Photos : Philippe Renaud