Murmures de l’invisible

Murmures de l’invisible

Avec les œuvres de Maxime Corbeil-Perron (Québec), Matthew Biederman (Chicago) et Lucas Paris (France), Jean-François Côté (Québec), Mathieu Valade (Québec), Pierre&Marie (Québec), Lee Yongbaek et Kira Kim (République de Corée).

À partir du 30 janvier

Vernissage le 30 janvier 17h

heures d’ouverture

mercredi au vendredi  :11 h à 17 h
samedi et dimanche : 10 h à 17 h


Aire publique EXMURO
27 Rue Notre-Dame
Québec, QC
G1K 4E9

Gratuit

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Un cocommissariat de Christian Lapointe (Mois Multi, Québec), Seungah Lee (Urban Art Lab, Séoul) et Vincent Roy (EXMURO, Québec) dans le cadre de la 27e édition du Mois Multi – Festival international d’arts multidisciplinaire et électroniques.

Dans un monde saturé par le visible, qu’est-ce qui nous échappe? L’exposition Murmures de l’invisible explore les phénomènes éphémères, intangibles et oubliés – ces souvenirs effacés, ces sensations fugaces et ces liens discrets qui, inaperçus, façonnent notre vécu. Réunissant des artistes du Québec, des États-Unis, de la France et de la République de Corée, l’exposition collective attire l’attention sur les angles morts de la perception, questionnant la capacité de l’art contemporain à révéler les résonances subtiles du quotidien et les zones d’ombre qui se cachent sous la surface des choses.

Avec les œuvres de Maxime Corbeil-Perron (Québec), Matthew Biederman (Chicago) et Lucas Paris (France), Jean-François Côté (Québec), Mathieu Valade (Québec), Pierre&Marie (Québec), Lee Yongbaek et Kira Kim (République de Corée).

TBA


Permutations

Maxime Corbeil-Perron

Installation : Tout public
Performance : 16 ans et +

Une coproduction présenté en collaboration avec Werktank

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Permutations est une installation de lumière et de son, composée d’un trio de projecteurs 16mm augmentés par un système artisanal de contrôle et de distorsion de la lumière. Cette œuvre s’inscrit dans une continuité d’une recherche artistique archéomédiatique, axée sur l’exploration des rapports entre médias obsolescents et technologies contemporaines, cherchant ainsi à explorer des éléments du passé pour leur trouvé de nouvelles possibilités esthétiques.

Ces projecteurs 16mm, objets médiatiques maintenant considérés comme obsolètes par les courants dominants, sont ici augmentés par un système combinant technologie numérique et mécanique, qui comprend des lentilles optiques mobiles et des obturateurs de caméra mécanisés.

Les obturateurs, normalement utilisés pour maîtriser l’entrée de la lumière, servent ici à en contrôler sa sortie. Les projecteurs 16 mm sont ici dépouillés de leur pellicule, maintenant utilisée pour leur lumière et leur son. Les médias sont absents, mais le spectacle demeure : aberrations chromatiques, éclipses optiques et explosions rythmiques.

L’œuvre se voulant à la base une composition de longue durée se développant dans le temps de manière précise, j’ai rapidement réalisé que la sous-performance des composantes numériques causait un déphasage des séquences rythmiques. J’ai donc intégré ceci à la composition, trois motifs rythmiques simples et syncopées dont le déphasage est causé naturellement par des limitations technologiques.

Description performance du 30 janvier
cinéma élargi (titre provisoire)

Une performance pour trois projecteurs augmentées et musique électronique. Des images sur pellicule 16mm développé à travers un processus de récursivité entre film, lutherie numérique et vidéo analogique. Des paysages aux couleurs brûlantes, oscillant entre abstraction et artefacts analogiques, appuyés par des rythmiques mécaniques. Une oeuvre cherchant à créer des allégories en ce qui a trait à l’accélération vertigineuse de la course progrès technologique, son impact sur l’environnement, et nos rapports avec la technologie et son obsolescence inévitable.

TBA


Conformité situationnelle

Matthew Biederman et Lucas Paris

Projet réalisé dans le cadre de la résidence MM-M-25 du Mois Multi et MUTEK soutenue par le Conseil des arts et des lettres du Québec + En coproduction avec le Mois Multi/Les productions Recto-Verso.

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Conformité Situationnelle est une installation audiovisuelle interactive qui détourne le jeu « Jacques a dit » pour explorer, avec humour et acuité, les mécanismes de la surveillance publique. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle et la vision par ordinateur, l’œuvre met en scène un système qui observe, interprète et dirige les actions du public, rendant visibles les dynamiques de pouvoir à l’œuvre dans nos environnements numériques.

Nous sommes invité·es à exécuter des consignes simples. Chaque posture exécutée devient à la fois un acte d’individualité et une négation de l’identité dans un environnement médié par le numérique. Le dispositif place le corps au centre d’un jeu de contrôle, entre autonomie et injonction algorithmique.

Les composantes techniques de l’œuvre sont volontairement exposées, offrant un regard critique sur le fonctionnement de ce type de système. En miroir des technologies de surveillance réelles, Conformité Situationnelle interroge notre propension à suivre les injonctions sans résistance, tout en révélant la complexité des interactions entre liberté individuelle et normes collectives.

L’installation questionne avec subtilité la place de l’humain dans un monde régi par l’intelligence artificielle et la captation permanente de nos gestes.

TBA


Histoires invisibles

Jean-François Côté

Une production des Productions Recto-Verso

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Histoires invisibles de Jean-François Côté déploie un espace immersif et sensoriel où chaque spectateur·rice est invité·e à composer ses propres récits et à naviguer à travers une multiplicité de temporalités. À la croisée de l’installation vidéo et du paysage sonore, l’œuvre repose sur un dispositif complexe de multi projections et de canaux audios, donnant lieu à une constellation de trajectoires en constante (re)construction. Les rythmes s’y superposent : lenteur, accélération, suspension — comme autant d’échos aux cycles naturels et au souffle du monde. Des fragments de vies s’y croisent, s’effleurent, se répondent, tissant une poétique du lieu, du mouvement et de la mémoire.

Au cœur de cette installation se trouve la notion de frontière — non pas comme une ligne fixe, mais comme une zone de friction et d’interaction. L’œuvre interroge la place de l’humain dans un monde en mutation et évoque les traces parfois éphémères, parfois durables, que laissent ses traversées du territoire.

TBA


Le ciel et l’eau

Mathieu Valade

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Le ciel et l’eau de Mathieu Valade est une installation vidéo composée d’une série d’écrans de télévision montés à la verticale, inclinés vers l’avant et disposés en cascade, à la manière des pages d’un livre entrouvert. Sur chaque écran défile le même lent travelling au-dessus d’un lac embrumé, où le ciel, l’eau et la silhouette diffuse d’une île apparaissent progressivement. Ensemble, les écrans forment une image à la fois morcelée et unifiée, invitant le regard à circuler entre illusion et perception.

La démarche de Valade s’ancre dans l’exploration des phénomènes optiques, de la répétition et d’une esthétique minimaliste, pour sonder les zones de tension entre matérialité et complexité visuelle. Ici, l’écran de télévision – objet familier du quotidien – est détourné de sa fonction première pour devenir un élément sculptural : une surface lumineuse qui déstabilise notre manière habituelle de voir. Par un jeu subtil de géométrie, de reflet et de mouvement, Le ciel et l’eau bouleverse la linéarité du regard, et nous convie à une expérience fondée sur la lenteur, l’ambiguïté et la contemplation. Il en résulte une méditation poétique sur l’image, sa médiation, et notre désir d’en percer les mystères.

TBA


Big Other –
les sociétés disciplinaires

Pierre&Marie

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Big Other – Les sociétés disciplinaires est une installation interactive qui s’anime au gré des déplacements des gens devant l’Aire publique EXMURO. Deux écrans DEL circulaires prennent la forme d’yeux endormis qui s’éveillent progressivement au rythme de la participation, grâce à la présence d’un détecteur de mouvements tourné vers la place Royale.

En intégrant ces yeux animés à la façade architecturale de l’Aire publique, l’oeuvre métamorphose le bâtiment en observateur actif, incitant enjouement et réflexion sur les notions de surveillance et de contrôle. Par un langage visuel inspiré des émojis familiers, Big Other soulève subtilement les enjeux liés à la collecte de données et à la gestion des environnements numériques. Suggérant aussi un regard protecteur, ces yeux lumineux éclairent la rue et nous invitent à considérer l’équilibre délicat entre sécurité et inconfort, bienveillance et surveillance.

Issue d’une collaboration avec l’agence Floworks et le Urban Art Lab, cette oeuvre est techniquement dérivée de l’installation Miro-Eye présentée au Miro Smart Lab à Gwangju, en Corée, jusqu’en décembre 2027, et elle est visuellement dérivée de l’oeuvre Big Other (2023) des artistes Pierre&Marie.

TBA


Angel Soldier

Lee Yongbaek

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Angel Soldier de Lee Yongbaek est une installation vidéo saisissante qui confronte la délicatesse des motifs floraux à la dure réalité de la guerre. Sur un fond recouvert de fleurs artificielles colorées, six soldats portent des uniformes réalisés dans le même tissu floral, transformant la scène en un champ de fleurs à la fois séduisant et étrange. À première vue, la vidéo semble représenter un paysage immobile, bercé par les sons doux de la nature. Mais l’illusion se fissure peu à peu : les fleurs s’animent subtilement pour révéler les soldats camouflés, avançant lentement et créant une tension à peine perceptible.

Par ce contraste entre beauté esthétique et militarisme dissimulé, l’oeuvre questionne la perception, l’identité et le conflit dans une société où l’artifice séduit autant qu’il désoriente. Les figures antinomiques de l’ange et du soldat, de la nature et de la violence, coexistent dans un espace simulacre à la fois fascinant et dérangeant.

TBA


Blind Man : Different Way

Kira Kim

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Sur une scène plongée dans le noir, une lutte violente se déploie au ralenti. Trois figures semblent prises dans un combat de « chacun pour soi », se tiraillant et se repoussant avec une intensité presque désespérée pour se remonter au-dessus des autres. Leurs cris silencieux sont noyés dans une trame sonore stridente qui accentue la tension. À mesure que la caméra recule, d’autres corps apparaissent: cinq figures finalement soutenues, de manière précaire, par un seul homme debout, vacillant sous leur poids collectif mais refusant de céder.

Cette physicalité chaotique devient une métaphore tranchante de l’esprit de compétition individualiste façonné par le capitalisme contemporain. Kira Kim y révèle le paradoxe d’un système hiérarchique où la survie de certains dépend de l’oppression des autres, soulignant la fragilité des idéologies qui régissent nos vies. Blind Man: Different Way interroge la condition humaine d’aujourd’hui, exposant comment les structures collectives façonnent nos relations, nos comportements et nos responsabilités les uns envers les autres.

TBA