robot sapiens kimbalambala

robot sapiens kimbalambala

Artiste

Precy Numbi

(République démocratique du Congo et Belgique)

Lieu

Espace 400e
100 Quai Saint-André
Québec, QC G1K 3Y2

Entrée gratuite

Sans réservation

Dates

Du 1er au 19 février 2023

Ouverture le 1er février à 19h – vernissage

Heures d’ouverture

Lundi, mardi : FERMÉ


Mercredi, jeudi, vendredi :
13h à 21h


Samedi et dimanche :
10h à 17h


Description

Avec Robot sapiens Kimbalambala, l’artiste Precy Numbi se transforme en  éco-héro. À l’aide de rebuts, il crée des sculptures – sortes de monstres contemporains – qui deviennent les protagonistes d’une fiction. Ces monstres s’attaquent au flux de déchets que l’Amérique du Nord et l’Europe dirigent vers l’Afrique, comme à leur accaparement de ses ressources et terres rares. Ils existent en résonance de l’histoire coloniale et de l’écofuturisme.

Pour l’artiste, les robots sapiens sont un genre d’espèce humaine qui tenterait de reprendre le contrôle sur la machine qui croit la maîtriser. Derrière l’illusion de toute-puissance qu’offre la carcasse se trouve une chair vulnérable, malmenée par les mécanismes de la tôle rigide qui l’enserre.

Robot sapiens Kimbalambala incarne la folie de l’humanité et pose les questions douloureuses. Quelle place les humains accorderont-ils aux robots? La pollution dominera-t-elle le monde?

Robot sapiens Kimbalambala, ce sont des sculptures qui se transforment, par moments, en manœuvre. Ces étonnantes carcasses s’activent et avancent sans phares, sans rétroviseurs, sans pare-chocs, sans permis de conduire, sans immatriculation, sans confort ni alarme. À l’image de la société et de sa mauvaise conduite.

Surveillez les apparitions!

Thanks to Robot sapiens Kimbalambala artist Precy Numbi transforms himself into an eco-hero! Using recycled scraps, Numbi creates sculptures – sort of contemporary monsters – that become the protagonists of a fiction of his own making. These monsters attack the flow of waste that is sent from North America and Europe to Africa, and they spit on the monopolization of resources and rare earths. These figures resonate with colonial history and the eco-futurist figure.

The way the artist sees it, the robot-sapiens are a kind of human species that would try to regain control over the machine that believes it has become master. Behind the illusion of omnipotence offered by the cuirass, there is vulnerable flesh, abused by the mechanisms of the rigid sheet metal that encloses it. 

Kimbalambala embodies the madness of men and dares to ask painful questions: what place will humans give to robots? Will pollution take over the world?

Robot sapiens Kimbalambala is an assemblage of sculptures that are transformed, at times, into maneuvers. These astonishing carcasses activate and move forward without headlights; without mirrors; without bumpers; without a driver’s license; without registration; without comfort nor alarm. Basically, they conduct themselves the same way human society does: badly.

Watch out, they’ll appear!


Biographie

Precy Numbi est un artiste visuel écofuturiste, sculpteur et performeur basé en République démocratique du Congo. Il est titulaire d’un diplôme en arts graphiques et plastiques de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Après ses études, il s’engage politiquement pour le respect des droits de la personne à travers des performances militantes qu’il réalise dans l’espace public. Il s’implante par la suite à Goma pour construire une pratique artistique ancrée sur le territoire de cette région. À partir de 2017, il voyage à l’étranger avec le robot sapiens Kimbalambala, qu’il fait intervenir à l’échelle internationale. Precy Numbi témoigne de son temps et de la société en proposant des solutions créatives. Dans ses performances, il interagit avec le public, l’invitant à mirer les symptômes d’un monde qui jette et, par là même, le reflet de ses propres comportements. « Mes œuvres sont patrimoniales : créées avec les biens d’hier, devenus les déchets d’aujourd’hui, elles incarnent les espoirs pour demain. » Bouteilles en plastique usagées, carcasses de voitures, déchets électroniques, vêtements élimés, etc. constituent ses ressources premières pour s’exprimer. Precy Numbi les transforme en films poétiques, en personnages analogiques, en sculptures vivantes ou en masques contemporains. Ses œuvres montrent la force de la résistance et de la résilience humaines face à diverses problématiques.

Precy Numbi is an eco-futurist visual artist, sculptor and performer. After graduating in Graphic Arts and Plastic Arts at the Academy of Fine Arts in Kinshasa, he takes a political stand for the respect of human rights through militant performances in public spaces. He then moved to Goma to build an artistic practice rooted in the region’s territory. In 2017, he begins travelling around the world to present his ‘Robot Sapiens Kimbalambala’ on an international scale. Precy Numbi bears witness to his time and society by proposing creative solutions. He invites the viewer to look at the symptoms of a society that throws away instead of fixing, and he uses the experience as a reflection of his own behaviors.
“My works are patrimonial: created with yesterday’s goods, which have become today’s waste and tomorrow’s hope”. Used plastic bottles, car bodies, electronic waste, used clothing, etc. are his primary resources for expression. Whether he transforms them into poetic films, analog characters, living sculptures or contemporary masks, he wants to show the strength of human resistance and resilience in the face of various problems.

Crédits

Une oeuvre de Precy Numbi


liminal

liminal

Artiste

Louis-Philippe Rondeau

(Montréal, Québec)

Lieu

Espace 400e
100 Quai Saint-André
Québec, QC G1K 3Y2

Entrée gratuite

Sans réservation

Dates

Du 1er au 19 février 2023

Ouverture le 1er février à 19h – vernissage

Heures d’ouverture

Lundi, mardi : FERMÉ


Mercredi, jeudi, vendredi :
13h à 21h


Samedi et dimanche :
10h à 17h


Description

LIMINAL est une installation interactive qui met en image l’inexorable passage du temps. Elle cherche à réifier (matérialiser) la frontière entre le présent et le passé.

Dans un espace sombre, une arche lumineuse. Il s’agit d’un portail temporel. Lorsque nous traversons cette démarcation, notre reflet est projeté sur le mur adjacent et déployé dans le temps grâce à la technique du slit-scan. Telle une métaphore visuelle du passé qui s’empare sans cesse du présent, l’image se perd inexorablement dans la blancheur éthérée de l’oubli.

En un sens, l’œuvre souligne que toute lumière est passée. Le scintillement dans le ciel nocturne n’est qu’un instantané révolu du firmament : la lumière est la manifestation d’événements qui ont déjà eu lieu.

Selon la position qu’on adopte dans le portail, une tonalité différente résonne. Cette musicalité incite chaque personne à incarner son présent afin de mettre en place son éventuel passé. Le son est sculpté par les gestuelles des performeuses et des performeurs, qui improvisent d’étranges chorégraphies. La lumière les retranscrit en images où les corps apparaissent métamorphosés par l’expérience singulière de la durée.

Plusieurs festivals à travers le monde ont déjà présenté LIMINAL. C’est avec plaisir que nous invitons à son tour le public du Mois Multi à jouer avec cette installation éclairante!

LIMINAL is an interactive installation that embodies the relentless passage of time. It seeks to reify the limit between present and past.

 An arch of light appears in the darkness: it is a temporal portal. When we cross this threshold, our reflection projected on the adjacent wall seems deployed in time thanks to the slit-scan technique. In this visual metaphor – the past constantly taking over the present – we see our image fading inexorably into the oblivion of white light. 

In a sense, the work emphasizes that all light is the manifestation of events that have already occurred – the twinkle we see in the night sky is but a bygone snapshot of the stars.

 The sound emanating from the artwork is spatialized – the tone is altered according to the position of the interactor in the portal – which translates into a musicality that incites the public to perform in the present, paving the way for the past. When they cross, the sound is allegorically sculpted by the gestures of the performers. They improvise strange choreographies that light transcribes into images – images in which bodies seem transformed by singular experiences of time.

Presented in many festivals around the world, we are very happy to invite the Mois Multi audience to play – and even perform – with LIMINAL!


Biographie

Dans ses œuvres, Louis-Philippe Rondeau développe des dispositifs qui explorent l’autoreprésentation et la performance d’une manière ludique et non conventionnelle. Son approche de recherche-création repose tant sur la simplicité du design, qui favorise l’interaction du public, que sur la complexité du code informatique et sur l’exécution d’objets matériels. Elle s’inscrit dans l’histoire des processus photographiques marginaux popularisés au 19e siècle. Cependant, contrairement aux photographies analogiques, ses travaux avec des images numériques ne représentent pas la réalité. Ses propositions inhabituelles découlent de son aspiration à découvrir des moyens intuitifs et singuliers d’expression de soi.

Louis-Philippe Rondeau est professeur à l’École des arts numériques, de l’animation et du design de l’Université du Québec à Chicoutimi. Sa pratique découle de son travail dans le domaine des effets visuels numériques à Montréal. Ses recherches portent sur la représentation et la performance humaines dans un contexte média-archéologique. Il réinterprète des formes de médias oubliés et négligés à l’aide d’outils contemporains. Reprenant parfois le modus operandi du miroir, ses installations interactives nous obligent à reconsidérer les conventions employées dans la médiation des corps, notamment leur articulation spatiotemporelle.

In his work, Louis-Philippe Rondeau develops devices that explore self-representation and performance in a playful and unconventional manner. His research and creative approach reveal both a desire for user-friendly design and an interest in the complexity of computer code and composition of physical objects. While focusing his research and finding inspiration in the marginal photographic processes popularized in the 19th century, Rondeau’s work with digital images – unlike analog photography – does not imitate reality. His unusual instruments stem from his aspiration to uncover novel means of self-expression.

His research is focused on human representation and performance in a media-archeological context. It is inspired by a desire to reinterpret forgotten and overlooked forms of media, using contemporary digital tools. Sometimes reprising the mirror’s modus operandi, his interactive installations compel us to reconsider the conventions employed in the mediation of bodies, specifically those regarding the representation of space and time. He is a professor at the Digital Arts, Animation and Design School of UQAC (NAD-UQAC), and his practice stems from working in the area of digital visual effects in Montreal.

Crédits

Une oeuvre de Louis-Philippe Rondeau.


le fleuve I | le fleuve II

le fleuve I, 50° 11′ 53,8″ N., 66° 4′ 10″ O. , 2021

le fleuve II, 50° 11′ 53,8″ N., 66° 4′ 10″ O. , 2022

Artiste

Béchard Hudon

(Montréal, Québec)

Lieu

Espace 400e
100 Quai Saint-André
Québec, QC G1K 3Y2

Entrée gratuite

Sans réservation

Dates

Du 1er au 19 février 2023

Ouverture le 1er février à 19h – vernissage

Heures d’ouverture

Lundi, mardi : FERMÉ


Mercredi, jeudi, vendredi :
13h à 21h


Samedi et dimanche :
10h à 17h


Description

Les images des vidéos Le fleuve I et Le fleuve II furent tournées à la Pointe de Moisie, à proximité de Sept-Îles, là où le fleuve Saint-Laurent rencontre la mer. Ces œuvres évoquent l’idée du voyage qui traverse des lieux et des événements dans une quête sensible du monde. Béchard Hudon explore la limite incertaine entre le réel, l’illusion et l’imaginaire, où il est entre autre question du temps et de son écoulement ainsi que de l’interprétation que nous en faisons. Cette composition visuelle hypnotique engage le corps dans une succession régulière ou irrégulière des vibrations internes et externes du Saint-Laurent. Le flux et le reflux continus des vagues constitués d’un nombre infini d’ondulations qui se rassemblent ou se dispersent, invitent à une expérience sensorielle qui nous absorbe dans un brouillage temporel. Ce paysage marin est en relation étroite avec la composition sonore de L’en deçà où l’on entend les voix singulières de ce cette matière fluviale. Les artistes souhaitent mettre en œuvre plusieurs modes d’attention sur la combinaison diversifiée des formes de vie qui peuplent les mouvements internes de ces systèmes naturels et engager une réflexion sur les liens que nous entretenons avec les autres espèces du vivant.

The images of the videos The river I and The river II were shot at Pointe de Moisie, near Sept-Îles, where the St. Lawrence River meets the sea. These works evoke the idea of a journey through places and events in a sensitive exploration of the world. Béchard Hudon explores the uncertain boundary between reality, illusion and the imaginary – which questions, among other things,  time and its passage as well as the interpretation we make of it. This hypnotic visual composition engages the body in a regular or irregular succession of the river’s internal and external vibrations. The continuous ebb and flow of the waves, made up of an infinite number of ripples that gather or disperse, makes up a sensory experience that absorbs us in a temporal blur. This seascape is in close relation with the sound composition of The underneath, where we hear the singular voices of this river matter. The artists wish to focus several of our modes of attention on the diverse combination of life forms that populate the internal movements of these natural systems. They want us to reflect on the relationships that we maintain with other living species.


Biographie

Catherine Béchard et Sabin Hudon vivent et travaillent à Montréal (Canada) et forment un duo d’artistes depuis 1999. Béchard détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et Hudon possède une formation en musique. Leur travail artistique interdisciplinaire sonde les entre-espaces liés aux territoires habités, ainsi que les temporalités alternatives des activités humaines et non humaines intrinsèques à ceux-ci. L’écoute attentive et ce qui échappe à notre perception immédiate du monde sont au coeur de leur pratique. Ils s’intéressent aussi à la géométrie inhérente aux espaces construits par les humains et à celle présente dans la nature. Au cœur de ces environnements se trouve un phénomène acoustique, celui de la résonance par vibrations de la matière en mouvement générée par nos activités quotidiennes, par les éléments de la nature en action, ou encore par le monde animal. C’est dans cette perspective que le duo ausculte la matérialité sonore d’architectures et de sols variés ainsi que celle de milieux marins, afin d’ouvrir un intervalle d’attention sur ce qui bourdonne en permanence dans les épaisseurs du réel. Ces enjeux sont au centre de leurs productions qui prennent la forme d’installations, de sculptures, d’œuvres sonores et de vidéos.

Leur travail a été présenté dans plusieurs villes au Canada, en Croatie, en Allemagne, en République Tchèque, au Brésil, aux États-Unis et en Chine lors de nombreuses expositions individuelles et collectives. Leurs œuvres font partie de multiples collections publiques et privées. Béchard et Hudon ont également réalisé deux œuvres publiques permanentes au Québec.

TBA

Crédits

Une oeuvre de Béchard Hudon


l’en deçà

l’en deçà, 2021

Artiste

Béchard Hudon

(Montréal, Québec)

Lieu

Espace 400e
100 Quai Saint-André
Québec, QC G1K 3Y2

Entrée gratuite

Sans réservation

Dates

Du 1er au 19 février 2023

Ouverture le 1er février à 19h – vernissage

Heures d’ouverture

Lundi, mardi : FERMÉ


Mercredi, jeudi, vendredi :
13h à 21h


Samedi et dimanche :
10h à 17h


Description

Par l’écoute attentive de la biophonie et de la géophonie, ainsi que par l’observation d’écosystèmes variés, le travail de Catherine Béchard et de Sabin Hudon ouvre des espaces d’attentions sur ce qui échappe à notre perception immédiate du monde. Leur recherche s’attarde au Phonocène qui se définit comme étant « L’ère du son, l’ère où l’on entend les bruits de la terre, l’ère qui nous relie aux puissances du monde ». Cette notion mise de l’avant par la théoricienne américaine Donna Haraway pour qualifier notre époque, propose au moyen de l’écoute une observation politique et poétique qui multiplie les récits en attirant notre attention sur les dimensions variées de nos territoires habités par les humains et les non-humains.

L’en deçà est une sculpture sonore aux qualités architecturales qui invite à une expérience d’écoute au sein de son espace résonnant. C’est en auscultant l’étendue comprise entre Sept-Îles et Kegaska, sur la Côte-Nord que furent enregistrés les sons telluriques et marins au cœur de cette œuvre. À l’aide d’hydrophones, soit des microphones pouvant enregistrer sous l’eau, ainsi que de géophones, des capteurs sismiques spécialement conçus par les artistes pour capter les vibrations du sol, ils ont révélé les paysages sonores singuliers de cette région. Diffusée par l’intermédiaire des transducteurs fixés sur les parois de la sculpture, la composition qui résulte de ces enregistrements sonores permet d’entendre une polyphonie complexe, à partir de laquelle les lieux se révèlent de manière inattendue et sous différents angles.

By listening attentively to biophony and geophony, as well as by observing various ecosystems, the work of Catherine Béchard and Sabin Hudon opens up our attention to what escapes our immediate perception of the world. Their research focuses on the Phonocene, which is defined as « the era of sound; the era in which we hear the sounds of the earth; the era that connects us to the powers of the world”. This notion, put forward by the American theorist Donna Haraway to qualify our era, proposes a political and poetic observation by means of listening, that multiplies the potential narratives by drawing our attention to the varied dimensions of our territories inhabited by humans and non-humans.

The underneath is a sound sculpture with architectural qualities that invites us into a listening experience within its resonant space. The telluric and marine sounds at the heart of this work were recorded while surveying the area between Sept-Îles and Kegaska, on the North Shore. Using hydrophones (microphones that can record underwater) and geophones (seismic sensors specially designed by the artists to capture ground vibrations), they revealed the unique soundscapes of this region. Broadcast through transducers attached to the walls of the sculpture, the resulting composition of these sound recordings allows us to hear a complex polyphony, from which the sites are revealed in unexpected ways and from different angles.


Biographie

Catherine Béchard et Sabin Hudon vivent et travaillent à Montréal (Canada) et forment un duo d’artistes. Béchard détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et Hudon possède une formation en musique. Leur travail artistique interdisciplinaire sonde les entre-espaces liés aux territoires habités, ainsi que les temporalités alternatives des activités humaines et non humaines inhérentes à ceux-ci. L’écoute attentive et ce qui échappe à notre perception immédiate du monde sont au coeur de leur pratique. Ils s’intéressent aussi à la géométrie inhérente aux espaces construits par les humains et à celle présente dans la nature. Au cœur de ces environnements se trouve un phénomène acoustique, celui de la résonance par vibrations de la matière en mouvement générée par nos activités quotidiennes, par les éléments de la nature en action, ou encore par le monde animal. C’est dans cette perspective que le duo ausculte la matérialité sonore d’architectures et de sols variés ainsi que celle de milieux marins, afin d’ouvrir un intervalle d’attention sur ce qui bourdonne en permanence dans les épaisseurs du réel. Ces enjeux sont au centre de leurs productions qui prennent la forme d’installations, de sculptures, d’œuvres sonores et de vidéos.

Leur travail a été présenté dans plusieurs villes au Canada, en Croatie, en Allemagne, en République Tchèque, au Brésil, aux États-Unis et en Chine lors de nombreuses expositions individuelles et collectives. Leurs œuvres font partie de multiples collections publiques et privées. Béchard et Hudon ont également réalisé deux œuvres publiques permanentes au Québec.

Catherine Béchard and Sabin Hudon live and work in Montreal (Canada) and have been working as a duo since 1999. Béchard holds a master’s degree in Visual and Media Arts from the Université du Québec à Montréal and Hudon has a background in music. Their interdisciplinary artistic work probes the in-between spaces linked to inhabited territories, as well as the alternative temporalities of human and non-human activities intrinsic to them. Attentive listening as well as what escapes our immediate perception of the world are at the heart of their practice. They are also interested in the inherent geometry of human-built spaces and the geometry naturally present in nature. At the heart of these environments is an acoustic phenomenon – they take interest in the resonance created by vibrations generated by our daily activities; by the elements of nature in action; or by the animal world. It is with this idea in mind that the duet auscultates the sound materiality of architectures and varied grounds as well as that of marine environments. This way, they wish to open up our attention to what hums permanently in the layers of reality. These issues are central to their productions, which take the form of installations, sculptures, sound works and videos.

Their work has been presented in several cities in Canada, Croatia, Germany, the Czech Republic, Brazil, the United States and China, in numerous solo and group exhibitions. Their works are part of multiple public and private collections. Béchard and Hudon have also created two permanent public pieces in Quebec.

Crédits

Une oeuvre de Béchard Hudon
Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier du Conseil des arts du Canada.
Merci à Francine Paul pour la révision des textes.


en oscillation

en oscillation

Artiste

Amélie Brindamour

(Kamouraska, Québec)

Lieu

Espace 400e
100 Quai Saint-André
Québec, QC G1K 3Y2

Entrée gratuite

Sans réservation

Dates

Du 1er au 19 février 2023

Ouverture le 1er février à 19h – vernissage

Heures d’ouverture

Lundi, mardi : FERMÉ


Mercredi, jeudi, vendredi :
13h à 21h


Samedi et dimanche :
10h à 17h


Description

En Oscillation est une installation interactive et immersive qui combine des éléments sculpturaux à des circuits électroniques. Elle établit un parallèle entre les réseaux de communications contemporains et ceux des mycorhizes sous le sol de la forêt. Ces champignons sont formés par une structure en filaments, le mycélium, qui prend de l’expansion sous terre afin d’entrer en contact avec certains types de plantes. Le titre de l’œuvre fait autant référence à ce mouvement organique qu’à la succession du courant qui circule dans un circuit électrique.

L’œuvre invite le public à faire partie du réseau en appuyant sur des capteurs. Ces derniers déclenchent le circuit lumineux et démarrent ensuite les modules sonores sensibles à la lumière.

Le projet a requis la cueillette de différentes espèces de champignons mycorhiziens. Leur moulage et leur coulage en résine transparente colorée ont donné des sculptures dans lesquelles une lumière DEL a été insérée. Des circuits électroniques sans carte programmable animent l’installation. Inspirés des manuels vulgarisés de la série Engineer’s Mini-Notebook, publiée dans les années 1980 par Forrest Mims, ils évoquent les signaux biochimiques transmis à l’intérieur du réseau mycorhizien. Tout comme les mycorhizes, et le concept de rhizome développé par les philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari, l’œuvre forme un système d’agencement distribué. Elle n’a ni commencement ni fin.

En oscillation a vu le jour durant une période de deux ans dans le cadre de résidences au Caetani Cultural Centre (Colombie-Britannique), chez Avatar (Québec), au Vermont Studio Centre (États-Unis) et chez OBORO (Montréal). Le projet a bénéficié du support financier du Conseil des arts du Canada. Il a été achevé en octobre 2019 et exposé en novembre au McCarthy Art Centre, dans le Vermont.

En Oscillation is an interactive and immersive installation combining sculptural elements to electronic circuits, which establishes parallels between the mycorrhizal fungi network under the forest floor and our contemporary communication systems. The title ‘En Oscillation’ references both the movement of the mycelium (forming the mycorrhizae) expanding in the soil to connect with plant roots, and the succession of currents going through an electrical circuit.

 Visitors are invited to come in contact with and become part of the network by pressing the sensors to turn on the fungi lighting circuits, which then activate sound circuits containing light sensitive sensors. 

The project involved picking, molding and then casting different kinds of mushrooms in transparent colored resin, and inserting LED lights inside. Based on Forrest Mims’ “Engineer’s Mini-Notebook” from the 80s, non-programmable electronic circuits are used in the installation, in order to mimic the biochemical signals transmitted by the mycorrhiza network. Like this network, as well as Gilles Deleuze and Félix Guattari’s rhizome theory, the sculptural bodies of work form a distributed system, and the layout of the exhibition has neither a beginning nor an end.


Biographie

Amélie Brindamour explore dans sa pratique différents enjeux reliés à l’environnement. Elle fait appel à l’art électronique, aux biomatériaux et à l’installation pour produire des œuvres interactives intégrant des composantes sonores et lumineuses qui révèlent les systèmes intelligents présents dans la nature. Ses projets brouillent les frontières entre l’art et la science, invitant à la collaboration. Ils se développent dans le cadre de résidences, notamment à ces endroits : Est-Nord-Est (2023), Cégep de Rivière-du-Loup (2022), Maison des métiers d’art de Québec (2021), Speculative Life BioLab de l’Université Concordia (2019). Amélie Brindamour a présenté ses œuvres au Canada, aux États-Unis et en Finlande. En 2024, elle exposera à Langage Plus, à Alma, et au Musée du Bas-Saint-Laurent, à Rivière-du-Loup. Amélie détient un baccalauréat en arts visuels et une maîtrise en enseignement des arts de l’Université Concordia. Originaire de la ville de Québec, elle vit et travaille dans le Bas-Saint-Laurent.

Amélie Brindamour explores different issues related to the natural environment. Her research includes electronic arts, biomaterials and installation, in order to create interactive pieces with sound and lighting components that seek to recognize intelligent systems in nature. Her work blurs the boundaries between art and science, encourages collaboration and is developed mainly by participating in diverse artist residencies, such as Est-Nord-Est (2023), the Cégep de Rivière-du-Loup (Sociochimie, 2022), the Maison des métiers d’art de Québec (2021), the Speculative Life BioLab at Concordia University (residency CQAM/Milieux, 2019) and the Vermont Studio Centre (Johnson, United States, 2018). Her work has been presented in Canada, in the United States and in Finland, and will be exhibited next at Langage Plus (Alma, 2024) and at the Musée du Bas-Saint-Laurent (Rivière-du-Loup, 2024). Amélie holds a Bachelor’s Degree in Visual Arts and a Master in Art Education from Concordia University. Originally from Quebec City, she lives and works in the region of Bas-Saint-Laurent.

Crédits

Une oeuvre d’Amélie Brindamour.

L’artiste aimerait remercier le Conseil des arts du Canada de son soutien, de même que Les Offices jeunesses internationaux du Québec. Elle remercie également le Caetani Cultural Centre ; le Allan Brooks Nature Centre ; le Bamfield Marine Sciences Centre ; Avatar, Nathalie Leblanc et Caroline Gagné ; le Vermont Studio Center et Brian Collier ; OBORO et Josée Brouillard ; Ada-X, Stéphanie Castonguay et Nataliya Petkova ; le Conseil Québécois des Arts Médiatiques ; Atelier La Coulée et Nina Dubois ; ainsi que Camille Bédard et Philip Robbins.


cascade

cascade

Présentée en collaboration avec Avatar

Artiste

Marc Vilanova

(Espagne)

Lieu

Espace 400e
100 Quai Saint-André
Québec, QC G1K 3Y2

Entrée gratuite

Sans réservation

Dates

Du 1er au 19 février 2023

Ouverture le 1er février à 19h – vernissage

Heures d’ouverture

Lundi, mardi : FERMÉ


Mercredi, jeudi, vendredi :
13h à 21h


Samedi et dimanche :
10h à 17h


Description

Les chutes d’eau sont la seule source naturelle continue d’infrasons sur notre planète. Les grandes chutes créent de puissantes fréquences infrasonores qui peuvent voyager jusqu’à 400 km de la source.

Des études récentes démontrent comment ces fréquences sont utilisées pour la navigation aviaire. Certains oiseaux ont une sensibilité exceptionnelle pour détecter les infrasons, qui deviennent leur base sensorielle pour les migrations sur de longues distances. Au cours des dernières années, toutefois, des vols ont échoué en raison du bruit anthropogénique provenant de zones industrielles et urbaines.

Dans Cascade, les enregistrements d’infrasons émanant de grandes chutes d’eau activeront 150 haut-parleurs. Chacun transmettra la fréquence imperceptible dans une fibre optique luminescente. Les ondes sonores résonneront dans les cordes de la fibre, produisant ainsi un retour visuel de lumière.

Présentée pour une première fois au Mois Multi, l’installation immersive utilisera l’architecture de l’espace, créant un rideau d’ondes sonores adapté à la pièce. Le public est invité à traverser la chute de lumière, à toucher et à sentir la vibration du matériau, à incarner l’œuvre. Un rendez-vous offert en collaboration avec Avatar, centre en art audio et électronique.

Waterfalls are the only continuous natural source of infrasound on our planet. Large waterfalls create powerful infrasound frequencies that can travel up to 400 km from the source. 

Recent studies show how these frequencies are used for avian navigation. Some birds have an exceptional ability to detect infrasound, which become their sensory basis for long-distance migrations. In recent years, navigation failures have been detected due to anthropogenic noise from industrial and urban sources of infrasound frequencies – nature could not get through.

In Cascade, infrasound recordings from large waterfalls will activate 150 speakers; each will transmit the imperceptible frequency into a luminescent optical fiber. The sound waves will resonate in the fiber strings, producing a luminous visual feedback.

Presented for the first time at this year’s Mois Multi, the immersive installation will utilize the architecture of the chosen venue, creating a curtain of sound waves adaptable to the needs of the room. The audience is invited to walk through the lightfall, touch and feel the vibration of the material, and become part of the artwork.


Biographie

Marc Vilanova (Barcelone, 1991) est un artiste du son et des arts visuels qui œuvre à l’intersection de l’art, de la science et de la technologie. Depuis toujours, sa production artistique est animée par un esprit d’innovation et un intérêt pour les nouveaux médias et elle combine les installations son et lumière, la performance et la sculpture. De nombreuses bourses, récompenses et résidences lui ont été attribuées et ses œuvres ont été présentées au Japon, aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Colombie, à Cuba, en Iran, à Taiwan, en Corée du Sud, en Russie et dans de nombreux pays d’Europe.

Marc Vilanova (Barcelona, 1991) is a sound and visual artist working at the intersection of art, science, and technology. Vilanova’s artistic production has always been led by a spirit of innovation fueled by an interest in new media. His practice combines sound/light installations, performance, and sculpture. He has received numerous grants, awards, and residencies and his pieces have been presented in Japan, the U.S., Canada, Brazil, Colombia, Cuba, Iran, Taiwan, South Korea, Russia, and many countries in Europe.

Crédits

Une oeuvre de Marc Vilanova.

Work by Marc Vilanova.

Cette œuvre a été réalisée en partie dans le cadre du programme de résidence de l’European Media Art Platform à Gnration, avec le soutien du programme culturel Europe créative de l’Union européenne et de la Fundació Ramon Llull.

This work was realised in part within the framework from the European Media Art Platform residency program at Gnration with support of the Creative Europe Culture Programme of the European Union and the Fundació Ramon Llull.

how to fail as a popstar

how to fail as a popstar

Origine: Toronto, Canada

SPECTACLE ANNULÉ

Artiste

Vivek Shraya

Lieu

salle Multi
591 Rue Saint-Vallier E
Québec, QC G1K 3P9

Billetterie
Dates (spectacle offert en anglais avec sur-titres français)

11 février 20h – représentation suivie d’une discussion avec l’artiste


12 février 16h


Présenté en collaboration avec La Chapelle Scènes Contemporaines

Description

How to Fail as a Popstar est le premier spectacle théâtral de Vivek Shraya. Ode à la résilience et à la découverte de soi, cette pièce présente la quête touchante d’une personne qui nous raconte son parcours unique avec un humour désarmant et une fulgurante intelligence. Un solo mis en scène par le très prolifique dramaturge canadien Brendan Healy.

Vivek Shraya est une artiste multidisciplinaire qui place la vulnérabilité et la sollicitude (care) au centre de sa démarche rayonnante. Elle connaît depuis quelques années un succès national et international pour son travail en théâtre et en littérature ainsi que pour ses prises de parole militantes.

Avec grande justesse, Vivek propose une œuvre qui nous transporte dans son périple « pas tout à fait réussi » alors qu’elle tente de devenir une star de la musique pop, au début des années 2010. C’est une histoire nécessaire, une classe de maître en humilité, en résilience et en transformation personnelle. Ses mots sont lumineux, crus, honnêtes. Remplis d’espoir, ils nous plongent d’une manière colorée et bouleversante dans une thématique que nous connaissons toutes et tous : l’échec.

How to Fail as a Popstar is Vivek Shraya’s first theatrical show. This show is an ode to resilience and self-discovery – a touching portrayal a singular person’s unique journey, told with disarming humor and dazzling intelligence. 

How to Fail as a Popstar is a one-woman show directed by prolific Canadian playwright Brendan Healy.  Vivek Shraya is a multidisciplinary artist who has enjoyed national and international success in recent years for her work in theater, literature and activism. This artist places vulnerability and care at the center of her luminous approach.

With great accuracy, Vivek invites us to travel back with her to her « not quite successful » journey as she tries to become a pop star in the early 2010s.  It’s a necessary story, a master class in humility, resilience and personal transformation. Her words are bright, raw, honest and filled with hope as they colorfully and movingly walk us through a theme we all know too well: failure.


Biographie

Vivek Shraya est une artiste dont l’œuvre franchit les frontières de la musique, de la littérature, des arts visuels, du théâtre et du cinéma. Son album Part Time Woman a été sélectionné pour le prix Polaris et son livre à succès I’m Afraid of Men a été qualifié de « carburant à fusée pour la culture » par Vanity Fair. Elle est également la fondatrice de la maison d’édition primée VS. Books, qui soutient les écrivains PANDC émergents. Finaliste à sept reprises du Lambda Literary Award, Vivek a été Grand Marshal de la semaine de la fierté de Toronto et ambassadrice de marque pour MAC Cosmetics et Pantene. Aussi membre du conseil d’administration de la Tegan and Sara Foundation et professeure adjointe de création littéraire à l’université de Calgary, elle travaille actuellement à l’adaptation de sa première pièce pour la télévision, How to Fail as a Popstar, avec le soutien de la CBC.

Vivek Shraya is an artist whose body of work crosses the boundaries of music, literature, visual art, theatre, and film. Her album Part Time Woman was nominated for the Polaris Music Prize, and her best-selling book I’m Afraid of Men was heralded by Vanity Fair as “cultural rocket fuel.” She is also the founder of the award-winning publishing imprint VS. Books, which supports emerging BIPOC writers. A seven-time Lambda Literary Award finalist, Vivek was a Pride Toronto Grand Marshal and has been a brand ambassador for MAC Cosmetics and Pantene. She is a director on the board of the Tegan and Sara Foundation, an Assistant Professor of Creative Writing at the University of Calgary, and is currently adapting her debut play, How to Fail as a Popstar, for television with the support of CBC.

Crédits

How to Fail as a Popstar de Vivek Shraya
Produit par Canadian Stage

Auteur et interprète : Vivek Shraya
Mise en scène : Brendan Healy
Assistant metteur en scène (Rodéo) : Clare Preuss
Chorégraphie : William Yong
Décor et costumes : Joanna Yu
Conception des éclairages originaux : CJ Astronomo
Concepteur/opérateur des éclairages de tournée : Imogen Wilson
Composition musicale et conception sonore : James Bunton
Directeur de la tournée : Chris Reynolds
Régisseur/ Directeur technique/ Opérateur du son : Adrien Whan

How to Fail as a Popstar
by Vivek Shraya
commissioned and produced by Canadian Stage

Author and performer : Vivek Shraya
Direction : Brendan Healy
Assistant Director (Rodeo) : Clare Preuss
Choreography : William Yong
Set and Costume Design : Joanna Yu
Original Lighting Design : CJ Astronomo
Tour Lighting Designer/Operator : Imogen Wilson
Music Composition and Sound Design : James Bunton
Manager of Touring : Chris Reynolds
Stage Manager/ Technical Director/ Sound Operator : Adrien Whan


gabuzomeu

gabuzomeu

par gregaldur

Présenté en collaboration avec La Bibliothèque de Québec et le Consulat général de France à Québec

Origine: France

ciné-concert, jeune public, à partir de 6 ans

Compagnie

Bob Théâtre

Lieu

Bibliothèque Paul-Aimé-Paiement
7950 1re Av.
Québec, QC G1H 2Y4

Billetterie

Gratuit – réservation obligatoire

Réserver
Book
Dates

25 février 10h – représentation suivie d’une discussion avec l’artiste


25 février 14h


26 février 14h


Description

Gabuzomeu par Gregaldur, c’est un ciné-concert complètement fou!

Sur scène, une large cage métallique contenant divers objets en suspension et en mouvement. Une sorte de vaisseau rempli de machines à sons, d’instruments et de synthétiseurs. L’interprète et artiste Gregaldur entre comme un fauve dans ce petit espace de tous les possibles et offre un ciné-concert déjanté et surprenant. Il se glisse dans la peau d’un Shadok, ce personnage de série d’animation française ayant pour tout vocabulaire quatre syllabes : ga, bu, zo, meu. Ne faisant qu’un avec son bolide, il s’embarque ensuite dans une création complètement imprévisible et délicieusement insoupçonnée!

Véritable homme-orchestre, Gregaldur rend hommage dans Gabuzomeu au Groupe de recherches musicales (GRM), fleuron de la culture visuelle et musicale française de 1960 à 1975. Il célèbre également les courts-métrages d’animation de Piotr Kamler, artiste lié à cette organisation de réputation internationale.

Un spectacle associant scénographie loufoque, ambiance poétique et musique bricolée. À vivre en famille!

Films de Piotr Kamler projetés sur scène
(distribution par aaa production)

Une mission éphémère – 1993
L’araignéléphant – 1968
L’hiver – 1964
Le trou – 1968

Gabuzomeu by Gregaldur is a crazy and wild concert-film!

On stage, a large metal cage containing various suspended and moving objects: a kind of vessel containing sound machines, instruments and synthesizers. In Gabuzomeu, the performer and artist Gregaldur enters like a wildcat in this small space filled with possibilities, and he offers a bold and surprising concert-film. By immersing himself in the skin of a Shadock (this character from a French animated television series whose vocabulary is made up of four syllables: « Ga, Bu, Zo, Meu »), the artist Gregaldur becomes one with his environment to create a completely unpredictable and deliciously unsuspected performance!

Truly a one-man band, Gregaldur creates this show that pays tribute to the GRM, the Groupe de Recherche Musicale (a jewel of French and international visual and musical culture active from 1960 to 1975) and to Piotr Kamler’s animated short films.

A show the whole family can enjoy, combining zany, poetic scenography and DIY music!

The films (directed by Piotr Kamler) :

An Ephemeral Mission – 1993

The Spidelephant – 1968

Winter – 1964

The Hole – 1968

Film distribution: aaa production


Biographie

Musicien protéiforme, Gregaldur s’inspire du punk, de la toy music faite avec des jouets ainsi que des musiques minimalistes, électroniques et expérimentales. Il a près de 500 concerts à son actif en France et à l’étranger. Sur des scènes de musiques actuelles (réseau français de diffusion), dans des festivals ou en d’autres lieux plus alternatifs, il partage l’affiche de bon nombre d’artistes. Il se produit notamment avec CocoRosie, Colin Stetson, Jason Forrest et Jad Fair, ou encore avec ses compatriotes Philippe Katerine, GaBlé, Papier Tigre, La Terre Tremble!!!, etc.

Sa rencontre avec le Bob Théâtre se fait en 2015. Il devient alors guitariste (en alternance avec François Athimon) pour le spectacle Bartleby, une histoire de Wall Street, signé par Denis Athimon et Julien Mellano. C’est le début d’une très belle collaboration qui continue à ce jour. En 2016, Denis Athimon accompagne Gregaldur dans la création d’un ciné-concert sur des courts-métrages de Garri Bardine, Shtsrzyhzyhzyhzyhzyhzyhzyhzyhzyhzyhtj. Il met de nouveau en scène Gregaldur dans sa comédie musicale De l’avenir incertain du monde merveilleux dans lequel nous vivons, lancée en octobre 2017 avec le concours de Bertrand Bouessay. En 2019 naît son ciné-concert Gabuzomeu, qui rend hommage au Groupe de recherches musicales, fleuron de la culture visuelle et musicale française.

As a multifaceted musician, Gregaldur is inspired by the punk; minimalist; electronic; experimental and toy genres of music. He has nearly 500 concerts to his credit in France and abroad. Whether it is in SMAC, in festivals, or in other more alternative spaces, he shares the spotlight with various international artists (Coco Rosie, Colin Stetson, Jason Forrest, Jad Fair, etc.) and many of his French peers (Philippe Katerine, Gablé, Papier Tigre, La Terre Tremble !!!, etc.). He joins the Bob Theater in 2015, becoming an on-stage guitarist (alternating with François Athimon) for the show “Bartleby, a story of Wall Street”, written, performed and directed by Denis Athimon and Julien Mellano. This was the beginning of a beautiful collaboration that continues to this day. In 2016, Denis Athimon accompanies Gregaldur in the creation of a cinema-concert, based on short films by Garri Bardine. He directs Gregaldur again in his musical called “De l’avenir incertain du monde merveilleux dans lequel nous vivons” (written and directed in collaboration with Bertrand Bouessay), created in October 2017. In 2019, “Gabuzomeu” is born: a new cinema-concert with a name straight out of the Shadocks cartoon. This piece pays tribute to the Groupe de Recherche Musicale, a jewel of French visual and musical culture.

Crédits

Composition : Gregaldur et Frank Lawrence
Choix des courts-métrages : Gregaldur
Régie : Frank Lawrence
Construction : Gregaldur et bob
Supervision… : bob
Production : bob théâtre
Soutien : Lillico, Rennes. Avec le soutien de la communauté Emmaus Rennes Hédé Saint-Malo

Composition: Gregaldur and Frank Lawrence
Short film selection : Gregaldur
Stage Manager : Frank Lawrence
Construction : Gregaldur and Bob
Supervision… : bob
Production : bob théâtre
Support : Lillico, Rennes. With the support of the Emmaus community Rennes Hédé Saint-Malo


deux squelettes

deux squelettes

Présenté en collaboration avec La Rotonde

Origine: Marsoui, Québec

Danse

Artiste

Mandoline Hybride

Priscilla Guy et Sébastien Provencher

Lieu

studio d’Essai
591 Rue Saint-Vallier E
Québec, QC G1K 3P9

Billetterie
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Dates

17 février 19h30 – représentation suivie d’une discussion avec les artistes


18 février 13h


18 février 19h30


Description

Dans une suite de tableaux tragi-comiques, deux artistes dépouillés de leur enveloppe charnelle veulent aller au fond des choses. Une véritable quête existentielle, contemporaine et drôle à l’os!

L’œuvre Deux squelettes raconte l’expérience improbable d’un duo d’artistes qui se sont délestés de leur chair et de leurs organes pour ne garder que leurs os. En entrevue, au gym ou à la plage, ils poursuivent leur périple dans un mutisme inquiétant. Ils semblent avoir réussi l’impossible : être suspendus entre la vie et la mort. Mais ces deux squelettes sont-ils avant-gardistes et téméraires, ou ont-ils simplement abdiqué devant la surabondance de discours et d’images?

En observant les dérives du Web par le prisme de la culture populaire, Priscilla Guy et Sébastien Provencher proposent avec humour une incursion sur la fine ligne qui sépare le renoncement radical de l’obstination renouvelée. Une satire aussi délirante que clairvoyante, portée par la maîtrise poétique des 206 os qui nous composent. Le spectacle est présenté en collaboration avec le diffuseur en danse La Rotonde.

In a series of comically-tragic tableaux, two artists stripped of their carnal envelope want to get to the bottom of things. A true contemporary existential quest, funny to the bone!

Deux squelettes recounts the unlikely experience of a duo of artists who have shed their flesh and organs to keep only their bones. In interviews, at the gym or at the beach, their journey unfolds in a disturbing silence. Yet they seem to have achieved the impossible: to be suspended between life and death. But are these two skeletons avant-garde and fearless, or have they simply given in to the overabundance of discourse and images?

By observing the excesses of media through the lens of popular culture, Priscilla Guy and Sébastien Provencher humorously propose an incursion on the fine line that distinguishes radical renunciation from renewed stubbornness. A satire as delirious as it is clear-sighted, carried by the poetic mastery of the 206 bones that make our bodies whole.


Biographie

Sébastien Provencher

Formé dans sa discipline à l’UQAM, Sébastien Provencher évolue dans le milieu de la danse contemporaine à titre d’interprète, de chorégraphe, de commissaire et d’enseignant. Il est membre de Lorganisme, structure pour chorégraphes à statut indépendant depuis 2020. Il est également codirecteur artistique du festival de danse FURIES, à Marsoui, en Gaspésie. Dans ses œuvres, Sébastien Provencher préconise les approches interdisciplinaires et collaboratives, où le corps et le mouvement sont au cœur de la proposition artistique. Ses créations ont été présentées entre autres à Montréal (Agora de la danse, Tangente Danse), à Toronto (Citadel + Compagnie, Dance Matters) et en Allemagne (Fabrik Potsdam). À titre d’interprète, il travaille entre Montréal, Toronto et Québec. Il a notamment dansé pour Louise Bédard, George Stamos, Manon Oligny, Helen Simard, Emmanuel Jouthe, Sasha Kleinplatz, Martin Messier, Maïgwenn Desbois, D.A. Hoskins/The Dietrich Group, Riley Sims/Social Growl Dance et Marie Lambin Gagnon.

Priscilla Guy

Priscilla Guy est performeuse, chorégraphe, cinéaste, commissaire et chercheuse en arts basée à Marsoui, en Gaspésie. Elle fonde Mandoline Hybride en 2007, bannière sous laquelle elle diffuse ses créations scéniques, performances in situ et courts-métrages chorégraphiques. Son répertoire compte notamment la pièce Les Installations Mouvantes. Présentée plus de 150 fois au Canada et en Europe, cette œuvre a reçu en 2012 le prix LOJIQ – catégorie Culture lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale du Québec. Son spectacle Singeries a aussi été joué aux Pays-Bas, en Écosse, en Belgique et au Canada. Détentrice d’un doctorat en arts de l’Université de Lille (France), Priscilla Guy s’intéresse à la force du groupe pour propulser des idées politiques, esthétiques et sociales. Elle dirige plusieurs événements de diffusion chapeautés par Mandoline Hybride (Regards Hybrides, Salon58, FURIES – festival de danse contemporaine) et s’implique dans des projets collectifs internationaux (8 DAYS, Expanded Hybrids). Elle siège présentement au conseil d’administration du Studio 303, organisme de soutien aux artistes en danse et en performance de Montréal.

 Mandoline Hybride

Mandoline Hybride a pour mission d’appuyer le développement de l’art contemporain sous diverses formes, avec la danse pour point d’ancrage. Depuis sa fondation en 2007, ses projets de recherche, création, diffusion et accompagnement visent à (re)penser la place et la portée de l’art dans la société, à partir de perspectives critiques. Basée en Gaspésie depuis 2018, Mandoline Hybride soutient des initiatives artistiques touchant différentes communautés (Regards Hybrides, Salon58, FURIES – festival de danse contemporaine). Elle produit de plus les œuvres de sa directrice et fondatrice Priscilla Guy.

Sébastien Provencher

Trained at UQAM’s dance department, Sébastien evolves in the contemporary dance milieu as a performer, choreographer, curator and teacher. Sébastien is a member of Lorganisme, a structure for independent choreographers since 2020. He is also co-artistic director of the contemporary dance festival FURIES, in Marsoui, Gaspé. Through his work, Sébastien prioritizes interdisciplinary and collaborative approaches, where the body and movement are at the heart of the artistic proposal. His creations have been presented in Montreal (Agora de la Danse, Tangente Danse), Toronto (Citadel+Compagnie and Dance Matters) and in Germany (Fabrik Potsdam). As a performer, he shares his time between Montreal, Toronto and Quebec City. He has danced for Louise Bédard, George Stamos, Manon Oligny, Helen Simard, Emmanuel Jouthe, Sasha Kleinplatz, Martin Messier, Maïgwenn Desbois, DA Hoskins/Dietrich Group, Riley Sims/Social Growl Dance and Marie Lambin.

 Priscilla Guy

Priscilla Guy is a performer, choreographer, filmmaker, curator and arts researcher based in Marsoui, Gaspé. She founded Mandoline Hybride in 2007, name under which she presents her stage creations, site-specific performances and short choreographic films on a local and international scale. Her repertoire includes the site-specific piece Les Installations Mouvantes, which has been presented more than 150 times in Canada and Europe – and which received the Prix Culture de LOJIQ at the National Assembly of Quebec in 2012 -, as well as the piece Singeries, which was presented in the Netherlands, Scotland, Belgium and Canada. She is also the director of several dissemination projects headed by Mandoline Hybride (Regards Hybrides, Salon58, FURIES – festival of contemporary dance) and is involved in international collective projects (8DAYS, Expanded Hybrids). She is interested in the power of the group to propel political, aesthetic and social ideas. She currently sits on the board of Studio 303 and holds a PhD in art from the University of Lille (France).

Mandoline Hybride

Mandoline Hybride’s mission is the development of contemporary art in various forms, with dance as an anchor. Since its foundation in 2007, its research, creation, dissemination and mentoring projects aim to (re)think the place and scope of art in society, from critical perspectives. Based in Gaspésie since 2018, Mandoline Hybride supports the production and dissemination of artistic initiatives targeting different communities (Regards Hybrides, Salon58, FURIES – contemporary dance festival), in addition to producing the artworks of its director and founder Priscilla Guy.

 

Crédits

Crédits

Direction artistique, Chorégraphie et performance : Sébastien Provencher et Priscilla Guy
Texte : Dany Boudreault
Comédien : Ludovic Jean
Conception lumière : Hugo Dalphond
Création sonore : Michel F Côté
Composition instrumentale : Maurice-G. Du Berger
Trombone : Benoit Paradis, Hugo Bégin (+ 1 autre à venir)
Percussions : Philip Hornsey
Répétitrice : Emilie Morin
Regard extérieur : Anne Thériault

Artistic Direction, Choreography and Performance : Sébastien Provencher and Priscilla Guy
Text : Dany Boudreault
Actor: Ludovic Jean
Lighting design: Hugo Dalphond
Sound design: Michel F Côté
Instrumental composition: Maurice-G. Du Berger
Trombone: Benoit Paradis, Hugo Bégin
Percussion : Philip Hornsey
Repeater: Emilie Morin
Outer view : Anne Thériault


all the sex i’ve ever had

all the sex i’ve ever had

Origine: Toronto, Canada

Panel festif, 14 ans et +

Collectif

Mammalian Diving Reflex

Lieu

salle Multi
591 Rue Saint-Vallier E
Québec, QC G1K 3P9

Billetterie
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Dates

24 février 18h30


25 février 19h30


26 février 16h


Description

Let’s talk about sex!

Après son projet à succès Haircuts by Children, présenté au Mois Multi 2022, la compagnie artistique torontoise Mammalian Diving Reflex revient au festival pour vous offrir une expérience bien différente, mais tout aussi fantastique.

All the Sex I’ve Ever Had (traduction libre : « Toutes les relations sexuelles que j’ai eues ») est une performance mettant en vedette des aînées et aînés de la ville où elle se déroule. Ces personnes acceptent de partager avec le public les meilleures anecdotes et les plus touchants moments de leur vie amoureuse et sexuelle! Sous la forme d’un panel festif, elles révèlent des parcelles de sagesse et de folie, tout en prodiguant des conseils puisés dans leur vaste expérience humaine.

Teinté d’humour, d’émotion et de détails croustillants, All the Sex I’ve Ever Had tourne les projecteurs vers les personnes âgées, une population trop souvent invisible sur les scènes. Il offre ainsi à l’auditoire une véritable rencontre qui contribue à déconstruire les tabous.

Succès monstre, ce spectacle fait le tour du monde depuis 10 ans. L’équipe de Mammalian Diving Reflex s’arrête maintenant chez nous pour laisser la parole aux aînées et aux aînés de Québec. Un rendez-vous à ne pas manquer!

Let’s talk about sex! 

After “Haircuts by Children”, their successful project presented during Mois Multi 2022, the Toronto-based artistic company Mammalian Diving Reflex is back at the festival to offer you a very different, but just as fantastic experience! “All the Sex I’ve Ever Had” is a performance featuring Quebec City seniors who are ready to share the best stories and most touching moments of their love and sex lives with you, their audience! 

In a festive panel format, participants reveal bits of wisdom and folly while offering advice drawn from their vast life experiences.

Tinged with humor, touching moments and juicy details, All the Sex I’ve Ever Had turns the spotlight onto seniors, a population that is too often invisible on stage. The show offers a true, genuine encounter that will definitely deconstruct taboos. 

After the huge success of this show, which has been touring the world for 10 years, the Mammalian Diving Reflex team is now stopping in our city to give a voice to seniors – our own.


Biographie

Le collectif Mammalian Diving Reflex, établi en Allemagne et au Canada, considère les interventions artistiques novatrices comme un moyen de promouvoir la générosité et l’équité dans l’univers. Fondé par son directeur artistique, Darren O’Donnell, en 1993, Mammalian est un atelier de recherche et d’art dédié à l’investigation de la sphère sociale, et toujours à l’affût de contradictions à transformer en expériences esthétiquement stimulantes.

« Nous sommes un atelier de production culturelle qui crée des performances propres à un site et à une société, des productions théâtrales, des installations participatives dans des galeries, des vidéos, des objets d’art et des textes théoriques. L’ensemble des travaux de Mammalian est interconnecté, varié et dynamique, et reflète notre corpus unique et croissant de connaissances et d’expertise sur l’utilisation et la fonction de la culture. 

Nous créons des œuvres qui reconnaissent la responsabilité sociale de l’art, en favorisant un dialogue entre les membres du public, entre le public et le matériel, et entre les interprètes et le public ».

Sous toutes ses formes, le travail du collectif démantèle les barrières entre les individus de tous âges et de tous milieux culturels, économiques et sociaux; il collabore avec des non-artistes et offre au public des possibilités de participation ainsi que l’option traditionnelle d’assister simplement au déroulement des événements. Que ce soit à Toronto, son port d’attache, ou dans le monde entier, sa mission est de rassembler les gens de manière nouvelle et inhabituelle, afin de créer des œuvres engageantes, stimulantes, qui amènent les gens à parler, à réfléchir et à ressentir.

Based in Germany and Canada, Mammalian Diving Reflex views innovative artistic interventions as a way to trigger generosity and equity across the universe. Founded by Artistic Director, Darren O’Donnell in 1993, Mammalian is a research-art atelier dedicated to investigating the social sphere, always on the lookout for contradictions to whip into aesthetically scintillating experiences.

“We are a culture production workshop that creates site and social-specific performances, theatre-based productions, gallery participatory gallery installations, videos, art objects and theoretical texts. Mammalian’s body of work is interconnected, varied and vibrant, reflecting our unique and growing body of knowledge and expertise on the use and function of culture. We create work that recognizes the social responsibility of art, fostering a dialogue between audience members, between the audience and the material, and between the performers and the audience.”

In all it’s forms, the company’s work dismantles barriers between individuals of all ages, cultural, economic and social backgrounds; we collaborate with non-artists, and offer both participatory opportunities for the audience as well as the traditional option of simply watching the proceedings as they unfold. It is our mission to bring people together in new and unusual ways, in Toronto, Canada, our home-base, and around the world, to create work that is engaging, challenging, and gets people talking, thinking and feeling.

Crédits

Conception : Darren O’Donnell (Toronto, Canada)
Pré-production : Ryan Lewis (Toronto, Canada)
Direction : Kanoko Tamura (Tokyo, Japan)
Production : Marie Lola MacDonald (Toronto, Canada)
Co-production : Pascal Ulrich (Bochum, Germany)
Co-Production : Isabel Ahat (Toronto, Canada)
Mise en scène et direction technique : Katelan Braymer (Los Angeles, USA)

Conception : Darren O’Donnell (Toronto, Canada)
Pre-Production : Ryan Lewis (Toronto, Canada)
Direction : Kanoko Tamura (Tokyo, Japan)
Production : by Marie Lola MacDonald (Toronto, Canada)
Co-Production : by Pascal Ulrich (Bochum, Germany)
Co-Production : by Isabel Ahat (Toronto, Canada)
Environment Design & Technical Direction : Katelan Braymer (Los Angeles, USA)